Comment nous décidons
d'acheter une facture.
Nous ne prêtons pas d'argent au fournisseur. Nous rachetons une promesse que la mine a déjà faite, par écrit, dans ses propres livres. Tout ce qui suit découle de ce seul fait.
Votre voisin accepte de vous payer 50 $ pour avoir tondu sa pelouse, l'inscrit dans son carnet, et dit qu'il paiera à la fin du mois. Nous vous donnons 47 $ aujourd'hui. Il nous verse les 50 $ à la fin du mois, exactement comme prévu.
Un schéma montrant les quatre étapes avant qu'une facture nous parvienne, les cinq questions que nous posons, et les trois réponses possibles.
Pourquoi cela change tout
Parce que la partie risquée d'un prêt — cette personne va-t-elle me rembourser ? — a déjà reçu sa réponse, par écrit, par quelqu'un d'autre, avant notre arrivée. Notre travail est de vérifier que la promesse est réelle, que personne ne l'a vendue deux fois, et que l'argent peut nous parvenir.
Les cinq questions, une par une
Les trois documents concordent-ils ?
Une facture seule ne prouve rien. Il nous faut trois pièces concordantes : la facture du fournisseur, une signature du site attestant que le travail est arrivé, et l'écriture comptable de la mine indiquant le montant approuvé et le jour du paiement. Si la mine a opéré une retenue, nous achetons le montant réduit. Nous n'achetons jamais ce qui a été demandé ; nous achetons ce qui a été accordé.
A-t-elle été vendue deux fois ?
La plus vieille ruse du métier consiste à vendre la même facture à deux personnes différentes. Chaque facture achetée reçoit une empreinte. Si la même revient, de qui que ce soit, nous la voyons immédiatement.
Y a-t-il quelque chose d'inhabituel ?
Quelques signaux méritent un second regard : un fournisseur dont le propriétaire partage un compte bancaire avec la personne qui approuve ses factures à la mine, des travaux enregistrés un jour où le site était fermé, un bond soudain des montants. Nous vérifions avant de financer, pas après.
L'argent peut-il réellement nous parvenir ?
Une promesse que l'on ne peut pas encaisser ne vaut rien. Nous confirmons donc que l'entité débitrice est autorisée à verser des dollars sur un compte bancaire aux États-Unis. S'il s'agit d'une filiale locale, il nous faut la garantie de sa maison mère. Aucune exception, aussi belle que paraisse la facture.
Savons-nous à qui nous avons affaire ?
Avant la première facture d'un fournisseur, nous établissons que la société existe, que ses propriétaires sont bien ceux qu'ils prétendent, que le compte bancaire est au nom de la société, et que personne n'apparaît sur une liste de sanctions. Fait une fois, refait dès qu'un élément change.
Ce que nous ne faisons jamais
| Nous n'envoyons jamais nos propres inspecteurs sur un site minier. La mine contrôle le travail avant d'approuver la facture ; le faire deux fois coûterait de l'argent au fournisseur pour rien. |
| Nous n'achetons jamais une facture pour un travail non encore réalisé. Ni bons de commande, ni avances sur chantiers futurs. |
| Nous ne demandons jamais au fournisseur ni bien immobilier, ni matériel, ni caution personnelle. Nous rachetons une promesse de la mine, nous ne prêtons pas contre ses biens. |
| Nous ne facturons jamais rien à la mine, afin que sa décision d'approuver une facture ne soit jamais influencée par nous. |
